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international

17 juil
2011

Acquisition de Congo – China Télécom par France Télécom : un investissement cher et risqué

par: Hélène Marcy et Sébastien Crozier - thème: Communiqué de presse,Nos analyses - mots clefs: international > stratégie - 0 commentaire

Le 2 juin, l’ambassadeur de France en République Démocratique du Congo confiait lors de son dernier point presse : « Il est vrai que les entreprises françaises sont encore hésitantes. Le climat des affaires est un vrai sujet, pas encore satisfaisant. Plusieurs autres projets d’entreprises françaises, à l’instar de France Telecom, ont été présentés lors de la visite du président Sarkozy et le gouvernement congolais s’était engagé à créer les conditions favorables pour leur implantation »

La CFE-CGC/UNSA et l’ADEAS (Association pour la Défense de l’Epargne et de l’Actionnariat) s’inquiètent des conditions du rachat des 100% de Congo-China Télécom (CCT) détenu par ZTE (51%) et l’État de la République Démocratique du Congo (49%).

Le marché est déjà largement préempté par des acteurs de taille importante et mieux installé, et les conditions vont non seulement peser sur les finances du groupe mais aussi le contraindre à augmenter ses achats à un équipementier chinois.

Or le résultat net hors les jeux d’écritures comptables sur les filiales anglaise et égyptienne est une nouvelle fois inférieur aux dividendes qui vont être versés (3,7 milliards). Dès lors l’investissement va être financé grâce à la baisse des investissements notamment en France. Le rapport de Sénat remis mardi 12 juillet pointait pourtant le retard de la France en ce qui concerne le déploiement de la fibre en raison de l’absence d’investissement des opérateurs économiques désormais tous soumis à la course effrénée de la rentabilité.

  • Télécharger le communiqué complet en pdf :
    CdP_CFE-CGC-UNSA-FTO_Congo-China Télécom du 17 juillet
24 mai
2011

Epargne & Actionnariat Salariés : la lettre avril-mai 2011

par: Hélène Marcy et Sébastien Crozier - thème: Lettre d'information,Nos analyses - mots clefs: actionnariat salarié > bourse > dividendes > international > stratégie - 0 commentaire

Au sommaire de ce numéro

Les analyses et actions de l’ADEAS :

  • Lettre à Madame  Christine Lagarde sur le niveau des dividendes et des taxes
  • International : printemps arabe, printemps Orange !
  • Actions gratuites : les actions NExT Rewards sont disponibles à la vente

Télécharger la lettre en format pdf : Epargne & Actionnariat Salariés – Avril-Mai 2011

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30 avr
2010

Epargne & Actionnariat Salariés : la lettre du 1er quadrimestre 2010

par: Hélène Marcy et Sébastien Crozier - thème: Lettre d'information,Nos analyses - mots clefs: actionnariat salarié > intéressement > international > participation > perco > stratégie - 0 commentaire

Au sommaire de ce numéro

Les analyses de l’ADEAS sur :

  • La stratégie financière de France Télécom
  • Les opérations dans les marchés émergents
  • L’avenant Perco et les nouvelles modalités d’abondement
  • La participation et l’intéressement

Télécharger la lettre en format pdf : Epargne et actionnariat salariés_Q1 2010

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29 avr
2010

Résultats T1 2010 : Contrairement à l’international, la France résiste. La régulation et les taxes plombent le développement.

par: Hélène Marcy et Sébastien Crozier - thème: Nos analyses - mots clefs: dividendes > Etat > Europe > international > régulation > résultats > stratégie - 0 commentaire

Les résultats du 1er trimestre n’incitent pas à l’optimisme :

  • le Chiffre d’Affaires est en baisse, en Europe et sur l’activité Entreprises ;
  • la France pèse de plus en plus lourd dans le CA d’un Groupe pourtant à vocation internationale ;
  • la profitabilité est affectée par les effets de la régulation et les taxes, toujours plus nombreuses, tandis que l’intensification de la concurrence alourdit les frais commerciaux ;
  • les investissements sont retardés, ce qui affectera le dynamisme de l’activité dans les mois à venir.

Par effet mécanique, l’endettement du Groupe repart à la hausse.

Le montant des dividendes qui restent à verser au titre de l’exercice 2009, et qui contribuent à cet endettement, n’en est que plus scandaleux et incompréhensible. Dans la conjoncture économique actuelle, le Groupe France Télécom a au contraire besoin de toutes ses ressources pour assurer sa pérennité et son déploiement sur de nouveaux marchés. C’est pourquoi nous réitérons notre demande de baisse des dividendes.

Un recul inquiétant en Europe et sur l’activité Entreprises

Hors la France qui se maintient, force est de constater que la stratégie internationale est en échec dans la plupart des pays d’Europe.

En Espagne, le nombre de clients mobiles est en baisse, et aucun client n’a été gagné sur le haut débit ADSL au premier trimestre, après une baisse continue durant l’année 2009. La difficulté de la marque Orange à s’implanter sur le marché espagnol pose une nouvelle fois la question des modalités d’achat d’Amena, dont le prix exorbitant n’est certainement pas amorti par les résultats d’activité.

Au Royaume Uni, Orange est sans doute le seul opérateur à continuer de perdre des clients ADSL, et la revente des infrastructures à BT signe la fin des ambitions du Groupe dans le haut débit. Mais Orange perd également des clients mobiles. Quelle sera la stratégie de marque après le rapprochement avec T-Mobile ? La belle marque Orange pourrait-elle disparaître du paysage britannique ?

En Pologne, l’activité mobile se redresse, mais la base client ADSL continue de décroître. Et comme dans tous les autres pays d’Europe, France comprise, l’ARPU baisse. Sans doute en lien avec la conjoncture économique qui affecte le pouvoir d’achat des clients.

Le recul de l’activité Entreprises est également inquiétant. Le lien avec la conjoncture économique est là aussi évident, et la décroissance des activités traditionnelles a été anticipée de longue date. Après une bonne performance en 2009, on peut cependant s’interroger sur la capacité à s’implanter durablement dans les nouveaux services à valeur ajoutée, qui sont pourtant au cœur des ambitions d’Orange Business Services.

Les marchés émergents pèsent encore un poids marginal dans l’activité du Groupe

Si la croissance est dynamique en pourcentage, les volumes d’activité concernés restent modestes. Le faible niveau d’ARPU, alors qu’il est nécessaire d’investir de manière continue dans le déploiement des réseaux, rend la rentabilité incertaine… sans même parler de l’instabilité économique et politique de ces marchés, qui rend le pilotage d’autant plus délicat.

Quelle sera l’issue des « discussions amicales » ouvertes avec le gouvernement local, alors que l’exploitation opérationnelle de l’ex opérateur historique Telkom Kenya laisse apparaître de fortes distorsions entre les actifs présentés lors du rachat et la réalité concrète ?

En Égypte, si l’on peut se féliciter que le conflit avec Orascom Telecom soit enfin résolu, l’accord sera coûteux, et on ne sait pas encore s’il permettra à la marque Orange de s’afficher enfin sur les rives du Nil.

La profitabilité et le développement sont affectés par la régulation et les taxes

Sur l’année 2010, l’impact négatif de la régulation sera d’environ 1 milliard d’euros sur le Chiffre d’Affaires du Groupe. En France notamment, l’État semble avoir identifié une nouvelle « vache à lait » chez les opérateurs de télécommunications. Les nouvelles taxes coûtent 28 millions d’euros sur le seul premier trimestre, et de nouveaux projets sont à l’étude pour alourdir encore la note des opérateurs.

Dans le même temps, l’intensification de la concurrence, voulue par les régulateurs nationaux et européens, alourdit les frais commerciaux, quand elle n’empêche pas tout simplement le développement de l’activité.

En tant qu’opérateur historique, France Télécom est en effet régulièrement freiné. Il ne peut pas fixer librement tous ses tarifs, en particulier dans le domaine du fixe et de l’Internet, où il se retrouve régulièrement obligé de vendre plus cher qu’il ne le souhaiterait. Les effets en deviennent de plus en plus sensibles, notamment sur les acquisitions de clients haut débit fixe.

Et sous prétexte de ne pas obliger ses concurrents à investir dans de nouveaux équipements, il ne peut pas déployer son plan d’augmentation des débits ADSL dans les zones peu denses. C’est pourtant un enjeu réel d’aménagement du territoire, alors que la Fibre ne pourra peut être jamais s’y implanter faute de rentabilité.

Le niveau exorbitant des dividendes est un boulet financier injustifiable

Alors que France Télécom doit simultanément faire face aux impacts de la conjoncture économique, d’une régulation et de nouvelles taxes qui pèse sur sa profitabilité, et d’investissements nouveaux (la Fibre en France et les réseaux mobiles partout dans le monde), le niveau des dividendes versés aux actionnaires apparaît aujourd’hui d’autant plus scandaleux.

Rappelons qu’avec un dividende à 1,40 € par action, France Télécom distribuera au titre de 2009 plus que ses bénéfices consolidés : 3,65 milliards d’euros pour les actionnaires, alors que le résultat net consolidé n’est que de 3,47 milliards d’euros.

Rappelons également que la crise financière, qui se traduit aujourd’hui par un ralentissement de l’activité économique, est bien le fait des marchés financiers. Comment justifier qu’on continue de leur servir un tel niveau de dividende dans un tel contexte ?

Comment, en assumant la charge d’un tel dividende, l’entreprise pourra-t-elle à la fois faire face à ses investissements, aux acquisitions (même « sélectives ») annoncées pour renforcer ses positions internationales, et poursuivre la réduction de la dette ?

Depuis plusieurs mois, nous demandons au Conseil d’administration et aux actionnaires la baisse immédiate du niveau des dividendes (à 0,5 euros au lieu de 1,40), qui saignent actuellement l’entreprise, au détriment de l’investissement et du désendettement.

L’État, qui en touchera 27% en tant qu’actionnaire principal (devant les salariés qui détiennent 4% du capital), ne devrait-il pas se montrer raisonnable et diminuer ses exigences en la matière, alors même qu’il bénéficie des nouvelles taxes, et qu’il va toucher les pénalités infligées à France Télécom au titre de la taxe professionnelle antérieure à 2003, soit plus d’1 milliard d’euros ?

14 avr
2010

La Fédération européenne de l’actionnariat salarié parle de nous… mais pas seulement !

par: Hélène Marcy et Sébastien Crozier - thème: Liens utiles,Revue de Presse - mots clefs: actionnariat salarié > Europe > international > sources - 0 commentaire

La sélection presse des « 50 articles remarquables » du mois de mars met en évidence la reprise de notre communiqué par Le Monde Informatique du 19 mars 2010 : « Des actionnaires-salariés dénoncent un dividende trop élevé chez France Télécom« .

La FEAS propose sur son site un certain nombre d’informations, études et outils intéressant les salariés actionnaires, et une newsletter mensuelle à laquelle on peut s’abonner par mail.

Nous signalerons au fil du temps les informations intéressantes qui y paraissent. D’ici là, n’hésitez pas à nous faire part des articles intéressants que vous aurez repérés en allant le découvrir, afin de les partager avec tous nos lecteurs.

14 juin
2008

Le rapprochement avec Teliasonera: un avenir pour France Télécom ?

par: Sébastien Crozier - thème: Nos analyses,Revue de Presse - mots clefs: acquisition > international > stratégie - 0 commentaire

Par Sébastien Crozier – samedi 14 juin 2008 – Agoravox

France Télécom vient d’annoncer une offre amicale depuis plus de 30 milliards d’euros sur l’opérateur finno-suédois TeliaSonera. Début d’une concentration liée aux désengagement des états ? Quelles sont alors les raisons de la chute du cours de bouse de l’action France Télécom ?

Un marché européen et mondial peu concentré

Il existe plus d’une quarantaine d’acteurs en Europe. Le secteur des télécoms n’étant plus le champ réservé des États mais désormais celui des marchés financiers, la concentration au nom de la maximisation de rentabilité du capital est donc inéluctable.

Alors qu’au début des années 2000, France Télécom était le 2e opérateur derrière Deutsche Télécom, il pointe aujourd’hui à la 4e place, dépassé par Telefonica, tant en terme de Chiffre d’affaires (57 contre 53) que de capitalisation boursière (46 contre 85), et Vodaphone.

France Télécom et Teliasonera, deux acteurs qui se connaissent bien

Rappelons pour mémoire que France Télécom et Teliasonera ont eu déjà eu l’occasion de se connaître.

En 2004, suite à l’attribution d’une des quatre licences UMTS à Orange Sverige, devant l’incapacité d’orange à respecter le calendrier, la licence a été cédée à Teliasonera et à Télé2.

La même année, France Télécom s’est désengagé du Danemark au profit de Teliasonera en cédant sa filiale mobile Orange Danemark pour 600 millions d’euros.

Bien que les démentis de France Télécom sur l’existence de discussions se soient succédés, tout au long du mois de mai, des échanges réguliers (et manquant étonnamment de discrétion) ont eu lieu au siège de France Télécom, place d’Alleray, avec des représentants de Teliasonera.

L’échec de la politique de versement d’un dividende élevé

L’affaire, à peine annoncée, ne semble pas bien « bouclée » : les demandes de l’État suédois visiblement négociées à l’avance entraînent une chute des cours de France Télécom qui crée à son tour une moins-value sur les échanges d’actions, elle-même entraînant de nouvelles exigences suédoises dans une spirale « perdant-perdant »…

A l’origine de cette absence de maîtrise ? Une politique de distribution de dividendes qui a conduit à affaiblir durablement la capitalisation boursière (à ce jour 46 milliards d’euros contre 85 pour Telefonica) et la capacité d’emprunt. L’acquisition par 16 milliards d’euros en cash et la mauvaise parité d’échange de titres donne donc raison à l’inquiétude des marchés financiers. Ce qui explique la chute de l’action en bourse.

L’opération de rapprochement avec Teliasonera cristallise l’échec de la politique poursuivie par la Direction de France Télécom et son principal actionnaire, l’État français. En distribuant plus de 8 milliards de dividendes en 3 ans – dans le seul but de satisfaire aux demandes d’un gouvernement anxieux de boucler ses fins de mois budgétaires -, France Télécom a maintenu un endettement et des frais financiers à un niveau élevé.

La CFE-CGC plaide depuis plusieurs années pour le renforcement des fonds propres de l’entreprise. Mais la Direction de l’entreprise obnubilée par le cours de bourse préfère organiser la pénurie du nombre de titres disponibles plutôt que d’essayer de convaincre les marchés par sa stratégie.

Ainsi, elle organise le rachat de ses propres actions. De même les actions d’une valeur de 200 millions d’euros, fictivement distribuées, ont été achetées sur le marché plutôt que créées en augmentation de capital. Il aurait été tout autant possible de payer les dividendes en titre pour augmenter régulièrement le capital. En ne le proposant pas, la Direction oblige les fonds de l’épargne salariale à racheter des titres sur le marché pour utiliser les liquidités issues du versement des dividendes, espérant ainsi provoquer une remontée d’un cours affaibli par le détachement du coupon.

Quel projet industriel ?

Sur le plan industriel, un certain nombre d’éléments plaident pour un rapprochement.

a) Presque aucun recouvrement géographique hormis l’Espagne et la Moldavie. A part ces deux pays, Il n’y aura donc pas de réductions d’effectifs d’importance

b) Un rééquilibrage entre les types de marchés. Les marchés d’Europe occidentale ne progressent plus en terme de pénétration, la valeur se déplace sur les contenus. En Europe de l’Est ou en Asie centrale, la croissance du nombre d’abonnés toujours présente même si le revenu moyen y est encore faible.

c) Des économies immédiates sur le réseau international (backbones). France Télécom pourrait mettre en commun ses infrastructures internationales avec celles de Teliasonera.

d) L’offre « grandes entreprises » sortirait renforcée. L’opération Teliasonera conduirait à des synergies importantes sur le marché des grandes entreprises.

Sur ces deux derniers points, c’est une économie presque immédiate de 100 millions d’euros qui serait réalisée grâce à la remarquable position de la société Equant, filiale à 100% de France Télécom depuis 2005 sur le marché des réseaux internationaux et des services aux multinationales.

Un projet aux nombreuses incertitudes

On aura tout de même noté le désengagement des pays scandinaves en 2004 (cf. ci-dessus) au nom des faibles perspectives de croissance de ces pays.

D’autres incertitudes subsistent.

a) L’extension de la marque Orange se heurterait à la position d’actionnaire minoritaire dans les principaux actifs de Teliasonera (en Russie et en Turquie) empêchant la mise en place des synergies tant attendues. Le conflit actuel opposant France Télécom à Orascom à propos de Mobinil en Égypte est une des illustrations de ces difficultés.

b) En Espagne, la réunion de deux acteurs possédant une licence mobile serait soumise à l’approbation des autorités locales et communautaires de la Concurrence. L’homme le plus riche du monde, Carlos Slim, patron du principal opérateur mexicain Telmex – auquel France Télécom a vendu sa participation à vil prix, il y a quelques années…–, avait, en février 2008, fait part de son désir de racheter Yoigo (l’opérateur mobile de Teliasonera en Espagne). Est-ce que cette demande constitue une opportunité pour France Télécom de se désendetter dès l’acquisition de Teliasonera ?

c) La couverture en Europe occidentale reste insuffisante. L’Allemagne et l’Italie resteraient absentes de la couverture géographique du nouvel opérateur, sans compter les pays Bas dont Orange est sorti. Face à Vodaphone, France Télécom parait bien faible.

d) Des économies réalisées sur le personnel ? France Télécom annonce des synergies dont le chiffrage est évalué à 1% du Chiffre d’Affaires. La moitié de ce gain passe par une réduction des effectifs dans la R&D et le marketing produits. C’est 5 000 emplois qui seront sacrifiés dont au moins 3 000 en France d’ici 2013.

Un changement de nom programmé

Comme l’avait annoncé la CFE-CGC, la Direction de France Télécom a l’intention de faire coter le nouveau groupe à Helsinki et Stockholm. Pour cela elle devra passer la raison sociale France Télécom sous l’appellation unique Orange.

Vers un désengagement des États ?

A l’issue de l’opération, l’État français détiendrait environ 20% du nouvel ensemble, l’État suédois 9% et l’État finlandais 3%.

Manger ou être mangé ? KPN, Deutsche Telekom, Orascom et les autres…

Il existe d’autres options pour France Télécom.

KPN est présent aux Pays Bas et en Allemagne offrant ainsi une complémentarité de couverture pour le déploiement de la marque Orange.

Les dirigeants d’Orascom ont indiqué publiquement il y a quelques mois, être intéressés par prendre une participation dans France Télécom. Orascom est présent en Italie et dans le pourtour méditerranéen, là où France Télécom est absent. L’opération d’échange faite avec une autre filiale de ce consortium spécialisé dans le ciment contre une participation dans Lafarge est une option tout à fait transposable. Les relations personnelles très dégradées entre les dirigeants des deux groupes (cf. affaire Mobinil évoquée plus haut) renvoient cette hypothèse à plus tard.

Récemment la presse allemande a indiqué que le gouvernement allemand était favorable à un rapprochement entre Deutsche Telekom et France Télécom. De capitalisation équivalente et disposant d’implantations complémentaires sauf en Grande Bretagne, il s’agirait d’une fusion entre égaux.

D’autres scénarios sont aussi possibles. Il y dix-huit mois Alfa group, maison mère d’un opérateur russe présent dans les républiques de l’ancienne URSS et fort d‘une capitalisation boursière de plus de 20 milliards d‘euros a indiqué son intérêt pour un rapprochement avec FT.

L’absence de noyau dur et la position des salariés-actionnaires

En l’absence d’autres actionnaires stables, les salariés sont le deuxième actionnaire avec près de 4% du capital.

La faible capitalisation actuelle et l’absence de noyau dur rendent France Télécom vulnérable aux OPA hostiles. Il est pourtant évident que le secteur va connaître une période de concentration.

La CFE-CGC soutient l’ADEAS* dans sa demande à la Direction de France Télécom de prendre toutes les dispositions nécessaires à la protection de l’épargne des salariés. Au regard de la loi Sarkozy autorisant le déblocage anticipé de la participation, suite à la chute du cours de bourse, les salariés ont vu leur épargne disponible fondre de 25% depuis le 1er janvier !

Conclusion

Plus que jamais il apparaît nécessaire que la Direction de France Télécom et l’État répondent aux demandes exprimées régulièrement par la CFE-CGC à savoir :

- la mise en œuvre d’une véritable politique industrielle, seule garantie de la pérennité du groupe France Télécom

- l’arrêt de la politique de distribution de dividendes qui affaiblit l’entreprise et sa capitalisation,

- le maintien de la participation de l’État, respectueux de ses devoirs d’actionnaire de référence,

- la constitution d’un actionnariat solide et stable,

- la protection de l’actionnariat et de l’épargne des salariés

*Association de Défense de l’Épargne et de l’Actionnariat des Salariés : 80 000 salariés possèdent des actions France Télécom

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