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Europe

18 avr
2011

France Télécom – Deutsche Telekom : mariage de raison en vue ? La CFE-CGC/UNSA et l’ADEAS s’inquiètent pour l’emploi.

par: Hélène Marcy et Sébastien Crozier - thème: Communiqué de presse - mots clefs: actionnariat salarié > Europe > stratégie - 0 commentaire

France Télécom et Deutsche Telekom viennent de faire un pas de plus dans leur collaboration en annonçant la création d’une filiale commune pour gérer les achats.

Les deux entreprises semblent entrer dans un processus de rapprochement progressif de leurs activités, susceptible de conduire à terme vers une fusion des deux opérateurs historiques.

Pour l’immédiat, la mise en place de joint-ventures à 50/50 qui éliminent toute représentation des personnels dans les co-entreprises créées, qui ont déjà occasionné la suppression de 1200 emplois en Angleterre, suscitent la plus vive inquiétude.

La CFE-CGC/UNSA et l’ADEAS jugent inacceptable un tel recul social, cautionné par la Commission européenne.

  • Télécharger le texte intégral du communiqué (pdf) : CdP_CFE-CGC-UNSA-FTO_JV Deutsche Telekom-France Télécom pour les achats_18 avril 2011
29 avr
2010

Résultats T1 2010 : Contrairement à l’international, la France résiste. La régulation et les taxes plombent le développement.

par: Hélène Marcy et Sébastien Crozier - thème: Nos analyses - mots clefs: dividendes > Etat > Europe > international > régulation > résultats > stratégie - 0 commentaire

Les résultats du 1er trimestre n’incitent pas à l’optimisme :

  • le Chiffre d’Affaires est en baisse, en Europe et sur l’activité Entreprises ;
  • la France pèse de plus en plus lourd dans le CA d’un Groupe pourtant à vocation internationale ;
  • la profitabilité est affectée par les effets de la régulation et les taxes, toujours plus nombreuses, tandis que l’intensification de la concurrence alourdit les frais commerciaux ;
  • les investissements sont retardés, ce qui affectera le dynamisme de l’activité dans les mois à venir.

Par effet mécanique, l’endettement du Groupe repart à la hausse.

Le montant des dividendes qui restent à verser au titre de l’exercice 2009, et qui contribuent à cet endettement, n’en est que plus scandaleux et incompréhensible. Dans la conjoncture économique actuelle, le Groupe France Télécom a au contraire besoin de toutes ses ressources pour assurer sa pérennité et son déploiement sur de nouveaux marchés. C’est pourquoi nous réitérons notre demande de baisse des dividendes.

Un recul inquiétant en Europe et sur l’activité Entreprises

Hors la France qui se maintient, force est de constater que la stratégie internationale est en échec dans la plupart des pays d’Europe.

En Espagne, le nombre de clients mobiles est en baisse, et aucun client n’a été gagné sur le haut débit ADSL au premier trimestre, après une baisse continue durant l’année 2009. La difficulté de la marque Orange à s’implanter sur le marché espagnol pose une nouvelle fois la question des modalités d’achat d’Amena, dont le prix exorbitant n’est certainement pas amorti par les résultats d’activité.

Au Royaume Uni, Orange est sans doute le seul opérateur à continuer de perdre des clients ADSL, et la revente des infrastructures à BT signe la fin des ambitions du Groupe dans le haut débit. Mais Orange perd également des clients mobiles. Quelle sera la stratégie de marque après le rapprochement avec T-Mobile ? La belle marque Orange pourrait-elle disparaître du paysage britannique ?

En Pologne, l’activité mobile se redresse, mais la base client ADSL continue de décroître. Et comme dans tous les autres pays d’Europe, France comprise, l’ARPU baisse. Sans doute en lien avec la conjoncture économique qui affecte le pouvoir d’achat des clients.

Le recul de l’activité Entreprises est également inquiétant. Le lien avec la conjoncture économique est là aussi évident, et la décroissance des activités traditionnelles a été anticipée de longue date. Après une bonne performance en 2009, on peut cependant s’interroger sur la capacité à s’implanter durablement dans les nouveaux services à valeur ajoutée, qui sont pourtant au cœur des ambitions d’Orange Business Services.

Les marchés émergents pèsent encore un poids marginal dans l’activité du Groupe

Si la croissance est dynamique en pourcentage, les volumes d’activité concernés restent modestes. Le faible niveau d’ARPU, alors qu’il est nécessaire d’investir de manière continue dans le déploiement des réseaux, rend la rentabilité incertaine… sans même parler de l’instabilité économique et politique de ces marchés, qui rend le pilotage d’autant plus délicat.

Quelle sera l’issue des « discussions amicales » ouvertes avec le gouvernement local, alors que l’exploitation opérationnelle de l’ex opérateur historique Telkom Kenya laisse apparaître de fortes distorsions entre les actifs présentés lors du rachat et la réalité concrète ?

En Égypte, si l’on peut se féliciter que le conflit avec Orascom Telecom soit enfin résolu, l’accord sera coûteux, et on ne sait pas encore s’il permettra à la marque Orange de s’afficher enfin sur les rives du Nil.

La profitabilité et le développement sont affectés par la régulation et les taxes

Sur l’année 2010, l’impact négatif de la régulation sera d’environ 1 milliard d’euros sur le Chiffre d’Affaires du Groupe. En France notamment, l’État semble avoir identifié une nouvelle « vache à lait » chez les opérateurs de télécommunications. Les nouvelles taxes coûtent 28 millions d’euros sur le seul premier trimestre, et de nouveaux projets sont à l’étude pour alourdir encore la note des opérateurs.

Dans le même temps, l’intensification de la concurrence, voulue par les régulateurs nationaux et européens, alourdit les frais commerciaux, quand elle n’empêche pas tout simplement le développement de l’activité.

En tant qu’opérateur historique, France Télécom est en effet régulièrement freiné. Il ne peut pas fixer librement tous ses tarifs, en particulier dans le domaine du fixe et de l’Internet, où il se retrouve régulièrement obligé de vendre plus cher qu’il ne le souhaiterait. Les effets en deviennent de plus en plus sensibles, notamment sur les acquisitions de clients haut débit fixe.

Et sous prétexte de ne pas obliger ses concurrents à investir dans de nouveaux équipements, il ne peut pas déployer son plan d’augmentation des débits ADSL dans les zones peu denses. C’est pourtant un enjeu réel d’aménagement du territoire, alors que la Fibre ne pourra peut être jamais s’y implanter faute de rentabilité.

Le niveau exorbitant des dividendes est un boulet financier injustifiable

Alors que France Télécom doit simultanément faire face aux impacts de la conjoncture économique, d’une régulation et de nouvelles taxes qui pèse sur sa profitabilité, et d’investissements nouveaux (la Fibre en France et les réseaux mobiles partout dans le monde), le niveau des dividendes versés aux actionnaires apparaît aujourd’hui d’autant plus scandaleux.

Rappelons qu’avec un dividende à 1,40 € par action, France Télécom distribuera au titre de 2009 plus que ses bénéfices consolidés : 3,65 milliards d’euros pour les actionnaires, alors que le résultat net consolidé n’est que de 3,47 milliards d’euros.

Rappelons également que la crise financière, qui se traduit aujourd’hui par un ralentissement de l’activité économique, est bien le fait des marchés financiers. Comment justifier qu’on continue de leur servir un tel niveau de dividende dans un tel contexte ?

Comment, en assumant la charge d’un tel dividende, l’entreprise pourra-t-elle à la fois faire face à ses investissements, aux acquisitions (même « sélectives ») annoncées pour renforcer ses positions internationales, et poursuivre la réduction de la dette ?

Depuis plusieurs mois, nous demandons au Conseil d’administration et aux actionnaires la baisse immédiate du niveau des dividendes (à 0,5 euros au lieu de 1,40), qui saignent actuellement l’entreprise, au détriment de l’investissement et du désendettement.

L’État, qui en touchera 27% en tant qu’actionnaire principal (devant les salariés qui détiennent 4% du capital), ne devrait-il pas se montrer raisonnable et diminuer ses exigences en la matière, alors même qu’il bénéficie des nouvelles taxes, et qu’il va toucher les pénalités infligées à France Télécom au titre de la taxe professionnelle antérieure à 2003, soit plus d’1 milliard d’euros ?

14 avr
2010

La Fédération européenne de l’actionnariat salarié parle de nous… mais pas seulement !

par: Hélène Marcy et Sébastien Crozier - thème: Liens utiles,Revue de Presse - mots clefs: actionnariat salarié > Europe > international > sources - 0 commentaire

La sélection presse des « 50 articles remarquables » du mois de mars met en évidence la reprise de notre communiqué par Le Monde Informatique du 19 mars 2010 : « Des actionnaires-salariés dénoncent un dividende trop élevé chez France Télécom« .

La FEAS propose sur son site un certain nombre d’informations, études et outils intéressant les salariés actionnaires, et une newsletter mensuelle à laquelle on peut s’abonner par mail.

Nous signalerons au fil du temps les informations intéressantes qui y paraissent. D’ici là, n’hésitez pas à nous faire part des articles intéressants que vous aurez repérés en allant le découvrir, afin de les partager avec tous nos lecteurs.

01 déc
2009

France Télécom condamné à rembourser un milliard d’euros d’aide publique

par: Hélène Marcy et Sébastien Crozier - thème: Revue de Presse - mots clefs: Europe > régulation - 0 commentaire

Dans Le MagIT :

Le litige porte sur une exemption de taxe professionnelle sur la période allant de 1994 à 2002. Solidaire de l’opérateur, l’Adeas (Association pour la défense de l’épargne et de l’actionnariat des salariés de France Télécom-Orange) dénonce l’ingérence de Bruxelles et affirme que « les interventions incessantes de Bruxelles ne cessent de perturber le marché des télécoms, dont les emplois se trouvent de ce fait de plus en plus précarisés ».

01 déc
2009

Les salariés et actionnaires de France Télécom une nouvelle fois victimes de la bureaucratie bruxelloise.

par: Hélène Marcy et Sébastien Crozier - thème: Communiqué de presse - mots clefs: actionnariat salarié > concurrence > Etat > Europe > Justice - 0 commentaire

La Cour européenne de Justice vient de confirmer la décision de la Commission qui ordonne la récupération de prétendues aides de l’État français en faveur de France Télécom. Il s’agit en l’occurrence de la taxe professionnelle versée par France Télécom entre 1994 et 2002, qui serait inférieure à celle que l’entreprise aurait du verser, pour un montant estimé à un milliard d’euros.

Les interventions incessantes de Bruxelles ne cessent de perturber le marché des télécoms, dont les emplois se trouvent de se fait de plus en plus précarisés, les salariés servant toujours, in fine, de variable d’ajustement aux incertitudes réglementaires.

Rappelons que pour le seul métier d’opérateur, le marché des télécommunications français a perdu plus de 28 000 emplois depuis qu’il est ouvert à la concurrence. Sur la même période, France Télécom en a supprimé près de 58 000, alors que, dans le même temps, le dividende ne cessait d’augmenter, sous la pression de l’État français qui en touche la majeure partie.

Une ingérence manifeste de Bruxelles

Il est manifeste que la Commission de Bruxelles a perdu la raison. A quel titre la Commission peut elle intervenir sur la période précédant l’ouverture du marché des télécoms à la concurrence en France, intervenue le 1er janvier 1998 ? La concurrence n’a en aucun cas pu être entravée entre 1994 et 1998 puisque le marché n’était pas encore ouvert.

Une nouvelle charge qui alourdira la dette de l’opérateur sans contrepartie pour le consommateur

A qui France Télécom devra-il versera ce milliard d’euros ? A l’État, qui récupèrera cette somme, comme il a récupéré celles des amendes relatives aux entraves à la concurrence sans que le consommateur en ait bénéficié en aucune manière. Ce même État qui met à mal les fonds propres de l’opérateur en exigeant chaque année des dividendes toujours plus élevés, y compris en période de crise, économique ou sociale.

Pour alléger le poids de la dette, et récupérer des marges de manœuvre favorables à l’emploi et à l’investissement, l’ADEAS demande au contraire une augmentation de capital.

L’ADEAS, avec le soutien de la CFE-CGC/UNSA France Télécom – Orange, refuse qu’une nouvelle fois, des réductions d’effectifs servent à compenser les conséquences financières de décisions réglementaires et bureaucratiques qui font fi de toute considération sociale.

Des actionnaires floués par Bruxelles

Une autre question se pose : qu’en est il du droit des actionnaires ? Lors de l’introduction en bourse de l’entreprise en 1997, les actionnaires ont investi sur la base d’une valorisation qui ne pouvait pas prendre en compte ce risque : le marché n’étant pas ouvert, il ne pouvait pas y avoir distorsion de concurrence.

Les salariés qui sont devenus actionnaires en 1997, et qui sont aujourd’hui le second actionnaire de l’entreprise, sont doublement pénalisés, alors que l’État gagne plus qu’il ne perd : il récupérera le montant exigé par Bruxelles… sans diminuer pour autant son exigence sur le niveau du dividende.

L’ADEAS va saisir la Cour européenne de Justice

L’ADEAS a décidé de porter l’affaire devant la Cour Européenne de Justice, au motif de la non prise en compte du droit des actionnaires dans cette affaire.

  • Le communiqué en pdf

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