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Communiqué de presse

21 juil
2011

Photo Service/Photo Station : la CFE-CGC/UNSA et l’ADEAS se félicitent de la décision de l’Autorité de la Concurrence

par: Hélène Marcy et Sébastien Crozier - thème: Communiqué de presse - mots clefs: régulation - 0 commentaire

« L’Autorité de la concurrence a procédé à l’examen de la prise de contrôle exclusif de CET par France Télécom ». « Dans ce contexte, l’Autorité a considéré que la prise de contrôle exclusif de France Télécom sur CET ne portait atteinte à la concurrence ni sur les marchés des services de téléphonie mobile ni sur ceux de la distribution de ces services dans la mesure où les parts de marché de CET dans la distribution sont limitées. L’accès des opérateurs concurrents de France Télécom à la clientèle n’est donc pas menacé. Il en est de même pour l’accès des distributeurs concurrents de CET aux produits d’Orange. ».

C’est en ces terme que l’Autorité a validé l’acquisition du solde du capital de la CET par France Télécom.

La CFE-CGC/UNSA et l’ADEAS (Association de la Défense de l’Épargne et de l’Actionnariat des Salariés) se félicitent de la décision sans condition de l’Autorité de la Concurrence.

  • Télécharger le communiqué complet en pdf :
    Communiqué de Presse – Photo Service Photo Station Autorité de la Concurrence – 21 juillet 2011
17 juil
2011

Acquisition de Congo – China Télécom par France Télécom : un investissement cher et risqué

par: Hélène Marcy et Sébastien Crozier - thème: Communiqué de presse,Nos analyses - mots clefs: international > stratégie - 0 commentaire

Le 2 juin, l’ambassadeur de France en République Démocratique du Congo confiait lors de son dernier point presse : « Il est vrai que les entreprises françaises sont encore hésitantes. Le climat des affaires est un vrai sujet, pas encore satisfaisant. Plusieurs autres projets d’entreprises françaises, à l’instar de France Telecom, ont été présentés lors de la visite du président Sarkozy et le gouvernement congolais s’était engagé à créer les conditions favorables pour leur implantation »

La CFE-CGC/UNSA et l’ADEAS (Association pour la Défense de l’Epargne et de l’Actionnariat) s’inquiètent des conditions du rachat des 100% de Congo-China Télécom (CCT) détenu par ZTE (51%) et l’État de la République Démocratique du Congo (49%).

Le marché est déjà largement préempté par des acteurs de taille importante et mieux installé, et les conditions vont non seulement peser sur les finances du groupe mais aussi le contraindre à augmenter ses achats à un équipementier chinois.

Or le résultat net hors les jeux d’écritures comptables sur les filiales anglaise et égyptienne est une nouvelle fois inférieur aux dividendes qui vont être versés (3,7 milliards). Dès lors l’investissement va être financé grâce à la baisse des investissements notamment en France. Le rapport de Sénat remis mardi 12 juillet pointait pourtant le retard de la France en ce qui concerne le déploiement de la fibre en raison de l’absence d’investissement des opérateurs économiques désormais tous soumis à la course effrénée de la rentabilité.

  • Télécharger le communiqué complet en pdf :
    CdP_CFE-CGC-UNSA-FTO_Congo-China Télécom du 17 juillet
24 juin
2011

Actions gratuites : une opération financière pour garantir les résultats financiers aux actionnaires ?

par: Hélène Marcy et Sébastien Crozier - thème: Communiqué de presse,Nos analyses - mots clefs: actionnariat salarié > rémunération - 0 commentaire

L’opération de distribution d’actions gratuites aux personnels initiée par Didier Lombard en avril 2007 est venue à son terme le 26 avril 2011, date à partir de laquelle les personnels ont pu vendre librement les quelques 10 millions d’actions qui leur ont été attribuées (0,4% du capital). A l’époque ce dispositif avait eu comme objectif de dissimuler un plan de distribution de plus de 10 millions de stocks options pour les cadres dirigeants et de permettre la remontée d’un cours déjà malmené en faisait procéder à un rachat d’actions sur le marché.

Stéphane Richard lance un nouveau programme de distribution d’actions gratuites qui porte sur l’équivalent de 20 millions d’actions pour un montant de 300 millions d’euros. Le Conseil d’Administration l’a approuvé dans les grandes lignes le 23 mai dernier et validera les règlements et les salariés éligibles le 27 juillet 2011.

Ce programme vise à substituer du salaire en « prime variable » …qui servira de variable d’ajustement aux résultats financiers !

La Loi fixant un délai incompressible de non-cessibilité d’au minimum de 4 ans (le délai de période dite d’acquisition est de deux ans au minimum et la durée minimale de l’obligation de conservation ne peut être inférieure à deux ans), la Direction de France Télécom a choisi ce délai.

La CFE-CGC/UNSA et l’ADEAS condamneront avec vigueur cette opération si elle se fait de nouveau par rachat d’actions et non par émission de nouvelles actions. Le niveau record des dividendes versés affaiblit déjà la capacité d’investissement de France Télécom. Il n’est pas acceptable d’imaginer que les fonds propres (ou l’endettement) de l’entreprise servent à financer une opération de rachat de titres, dut-elle servir à les attribuer aux personnels.

  • Télécharger le communiqué dans son intégralité :
    CdP_CFE-CGC-UNSA-FTO_Actions_gratuites_24 juin 2011

18 avr
2011

France Télécom – Deutsche Telekom : mariage de raison en vue ? La CFE-CGC/UNSA et l’ADEAS s’inquiètent pour l’emploi.

par: Hélène Marcy et Sébastien Crozier - thème: Communiqué de presse - mots clefs: actionnariat salarié > Europe > stratégie - 0 commentaire

France Télécom et Deutsche Telekom viennent de faire un pas de plus dans leur collaboration en annonçant la création d’une filiale commune pour gérer les achats.

Les deux entreprises semblent entrer dans un processus de rapprochement progressif de leurs activités, susceptible de conduire à terme vers une fusion des deux opérateurs historiques.

Pour l’immédiat, la mise en place de joint-ventures à 50/50 qui éliminent toute représentation des personnels dans les co-entreprises créées, qui ont déjà occasionné la suppression de 1200 emplois en Angleterre, suscitent la plus vive inquiétude.

La CFE-CGC/UNSA et l’ADEAS jugent inacceptable un tel recul social, cautionné par la Commission européenne.

  • Télécharger le texte intégral du communiqué (pdf) : CdP_CFE-CGC-UNSA-FTO_JV Deutsche Telekom-France Télécom pour les achats_18 avril 2011
24 fév
2011

La CFE-CGC/UNSA et l’ADEAS choquées par le maintien de Didier Lombard au sein de France Télécom

par: Hélène Marcy et Sébastien Crozier - thème: Communiqué de presse,Nos analyses - mots clefs: dirigeant > gestion > stock options - 0 commentaire

Le Conseil d’Administration vient d’annoncer le remplacement de Didier Lombard par Stéphane Richard à la Présidence du Conseil d’administration de France Télécom.

Le communiqué de presse de l’entreprise indique cependant que « Didier Lombard devient Conseiller spécial de Stéphane Richard sur les orientations stratégiques et la vision technologique du Groupe ».

La CFE-CGC/UNSA et l’ADEAS (Association pour la Défense de l’Épargne et de l’Actionnariat des Salariés de France Télécom-Orange) sont choquées.

  • Vous pouvez télécharger le communiqué complet, rédigé conjointement par l’ADEAS et la CFE-CGC/UNSA.
23 fév
2011

La CFE-CGC/UNSA et l’ADEAS proposent d’optimiser free cash flow du Groupe France Télécom.

par: Hélène Marcy et Sébastien Crozier - thème: Communiqué de presse,L'action de l'ADEAS,Nos analyses - mots clefs: actionnariat salarié > dividendes > gestion - 0 commentaire

Vendredi dernier, l’ADEAS et la CFE-CGC/UNSA ont adressé à Stéphane Richard, qui prendra bientôt la présidence du Groupe France Télécom, deux propositions concrètes d’optimisation des dispositions financières, qui permettraient de récupérer 6 à 700 millions d’euros de « free cash-flow ». Autant de marges de manœuvre pour financer le développement du Groupe.

Vous pouvez télécharger (pdf) :

  • la lettre de l’ADEAS à Stéphane Richard
  • la lettre de la CFE-CGC/UNSA à Stéphane Richard
  • le communiqué de presse de la CFE-CGC/UNSA
15 juin
2010

Assemblée Générale des Actionnaires France Télécom : petites manipulations entre amis.

par: Hélène Marcy et Sébastien Crozier - thème: Communiqué de presse - mots clefs: actionnariat > actionnariat salarié > Assemblée générale > dividendes > rémunération - 0 commentaire

Comme l’a noté Challenges, les résolutions proposées par le Conseil d’Administration de l’entreprise au vote des actionnaires réunis en Assemblée Générale, le 9 juin dernier, ont recueilli des scores de « république bananière ».

Dans un monde de plus en plus complexe et financiarisé, peut-on encore prétendre que le vote des actionnaires est réellement éclairé ? La Direction de l’entreprise en tous cas fait de son mieux pour le manipuler. Quelques exemples ?

Dividendes et présentation des comptes : à quelle norme se vouer ?

La Direction a fondé l’essentiel de son discours financier sur la distribution d’un dividende représentant 45% du cash flow organique, arguant que ce ratio est plutôt dans le bas de la fourchette des pratiques pour les opérateurs de télécommunications.

De fait, dans les transparents de présentation, comme dans le discours qui l’accompagnait, on ne trouve aucune référence au résultat net (bénéfice) de l’entreprise, tel que mentionné dans les comptes annuels ou dans les comptes consolidés. Pourtant, l’approbation des comptes était l’objet des deux premières résolutions présentées au vote des actionnaires. La première mentionne une perte de 1,416 milliard d’euros dans les comptes annuels. La seconde concerne les comptes consolidés, transcrits dans le document de référence. Le résultat net consolidé distribuable aux propriétaires de la société mère y apparaît pour un montant de 2,977 milliards d’euros, soit 1,13 euro par action. Le total des dividendes distribués au titre de l’exercice 2009, à raison de 1,40 euro par action – objet de la troisième résolution, se montera donc à près de 3,7 milliards d’euros.

Les actionnaires ont-ils pris le temps d’étudier les documents de référence de l’entreprise ? Personne n’a posé la question de ces écarts de chiffres, pourtant troublants, qui mettent en question la saine gestion de l’entreprise (comment peut-on distribuer des dividendes supérieurs aux bénéfices ?), mais aussi sa transparence financière, qui est une exigence pour une entreprise cotée en bourse.

Les trois premières résolutions ont été adoptées avec les scores respectifs de 98,47 %, 99,87 % et 98,24 %, soit le pourcentage de suffrages exprimés par les actionnaires présents ou représentés (quorum de 61,52% pour l’AG 2010)

Pour pondérer ces résultats, rappelons que l’État détient, directement ou via le FSI (Fonds Stratégique d’Investissement), 27% des parts (ce qui le positionne comme principal bénéficiaire des dividendes), et que le vote des salariés actionnaires, qui représentent environ 4% du capital, s’exprime pour l’essentiel au travers des fonds du plan d’épargne groupe, dont la Direction peut facilement orienter les votes avec l’aide d’une seule organisation syndicale (dont le représentant, sans surprise, a bien été élu par l’AG en tant que représentant des salariés actionnaires, avec un score de 84,65% de vote positif à la neuvième résolution)  Le reste des suffrages se répartit entre les investisseurs institutionnels, y compris étrangers, et les petits porteurs présents ou représentés.

6ème résolution : mensonge par omission

La présentation de cette résolution illustre particulièrement bien comment il est facile de manipuler l’opinion d’une assemblée. Il s’agissait ici d’approuver « les avenants aux contrats conclus entre la société Novalis et la Société relatifs aux frais de santé et à la prévoyance décès-incapacité-invalidité des mandataires sociaux de la Société ».

Cette résolution a été présentée avec l’indication orale que tous les salariés de l’entreprise en bénéficient. Sous entendu : il n’y avait pas de raison d’en priver les seuls mandataires sociaux.

C’est vrai, tous les salariés bénéficient d’une mutuelle obligatoire souscrite par le Groupe. Mais pas les fonctionnaires. Qui, comme cela a été rappelé lors de cette même AG, représentent 64% du personnel français, incluant d’ailleurs le Président Lombard, fonctionnaire à la retraite, qui s’est donc assuré une meilleure couverture sociale en faisant voter cette résolution.

Rémunérations : comment noyer le poisson

Une actionnaire a posé la question des écarts de rémunération, ainsi libellée : « quel est l’écart entre les dix plus fortes et les dix plus faibles rémunérations de l’entreprise, et qu’en pense le Conseil d’Administration ? »

La seconde partie de la question n’a pas obtenu de réponse. A la première partie, il a été répondu « l’écart entre la moyenne des 10% les mieux payés et la moyenne des 10% les plus mal payés est de 3,3 ». Cet écart, mesuré dans le bilan social de l’entreprise, ne cesse d’augmenter (+12% en 5 ans), alors même que les plus bas salaires de l’entreprise disparaissent, au profit de la sous-traitance, y compris délocalisée.

On peut cependant fournir d’autres réponses. Page 316, le document de référence de l’entreprise mentionne les revenus du PDG de France Télécom, Monsieur Didier Lombard, pour l’exercice 2009 : 1 587 992 euros, dont 900 000 euros de rémunération fixe. Les informations du rapport annuel permettent en parallèle d’identifier 181 000 collaborateurs dans le monde (page 10), pour 9,094 milliards d’euros de charges de personnel (page 86), soit en moyenne 50 000 euros par collaborateur. Exprimé en revenu pour les personnes concernées, c’est donc un écart d’environ 1 à 50 entre les revenus du PDG et le revenu moyen par collaborateur de l’entreprise.

« Belles histoires » : les personnels de l’entreprise espèrent qu’elles seront bientôt le cas général

En visionnant les petits films projetés devant l’Assemblée Générale pour illustrer quelques parcours professionnels dans l’entreprise, les personnels ont été notamment surpris de constater qu’on mettait en avant les plateaux d’appels, dont on sait qu’ils font partie des services de l’entreprise les plus exposés aux risques psycho-sociaux selon les résultats du rapport Technologia, ou encore un travailleur handicapé, lorsqu’on sait que France Télécom en la matière ne respecte ni le pourcentage légal de travailleurs handicapés dans l’entreprise, ni les accords qu’elle a signés avec les organisations syndicales pour s’en affranchir.

Sans mettre en doute la sincérité des témoignages présentés, on peut cependant noter le caractère exceptionnel des parcours évoqués, et l’habileté des communicants qui ont préparé cette belle séquence.

Les personnels les plus sagaces n’auront pas manqué de déceler d’autres « détails » du même ordre, telle la composition du Comité Stratégique, dont tout laisse à penser qu’il est constitué tout exprès pour permettre au Président Lombard de valider toutes ses propositions, ou encore l’incapacité de ce même Président, qui rappelait pourtant assumer l’entière responsabilité du pilotage de l’entreprise pour l’exercice 2009, à revenir sur la crise sociale, encore moins à présenter un quelconque mea-culpa. Il a préféré engager l’entreprise dans la promesse de poursuivre, pour l’exercice 2010, la distribution d’un dividende représentant au moins 45% du cash flow organique, laissant à Stéphane Richard le soin de prendre le « tournant » annoncé dans les slides de présentation, afin de surmonter la crise en travaillant sur un nouveau projet d’entreprise.

L’ADEAS ne peut qu’inviter les actionnaires à une vigilance toujours accrue dans l’analyse des données qui leur sont présentées, et la Direction de l’entreprise à une plus grande transparence, afin que la confiance puisse durablement se restaurer entre toutes les parties prenantes de l’entreprise, personnels, actionnaires, clients, et société civile, pour laquelle France Télécom reste, de par son histoire, une entreprise emblématique, et qui, à ce titre, se doit d’être exemplaire.

  • Télécharger le communiqué en pdf : Communiqué ADEAS – AG France Télécom 2010_15 juin 2010
09 mar
2010

Résultats 2009 : France Télécom continue de se plier aux dogmes des marchés financiers. L’ADEAS prône le retour à une gestion qui garantisse la pérennité de l’entreprise.

par: Hélène Marcy et Sébastien Crozier - thème: Communiqué de presse,Nos analyses - mots clefs: actionnariat > actionnariat salarié > bourse > Etat > résultats - 2 commentaires

Le contexte économique mondial globalement morose, marqué par les effets de la crise financière et les excès d’un certain capitalisme, aurait du être l’occasion d’annoncer une inflexion de la politique de dividendes de France Télécom. Le Conseil d’administration, en se saisissant de cette opportunité légitime, aurait ainsi fort justement emboité le pas aux leaders mondiaux des nouvelles technologies, tels Apple ou Google qui ne distribuent aucun dividende afin de conserver leurs capacités d’investissement et d’innovation.

Malheureusement, et sans doute sous la pression de l’État, premier bénéficiaire de ces dividendes insensés, les principes du capitalisme industriel sont dévoyés, et France Télécom versera pour l’exercice 2009 des dividendes supérieurs à ses bénéfices !

Le déploiement de la fibre va démarrer cette année : l’ADEAS demande que l’entreprise puisse bénéficier de toute sa capacité financière pour assurer son avenir, et, par la même, celui de ses salariés comme de ses actionnaires. France Télécom doit en outre pouvoir contribuer efficacement à l’équipement numérique de la nation, pour lui permettre de rester compétitive en ce début de troisième millénaire.

Le chiffre d’affaires global est en baisse, seule la France continue de croître, restant la vache à lait du groupe.

Au-delà des impacts de la conjoncture mondiale et des effets négatifs de la réglementation sur le chiffre d’affaires, comme la baisse des prix du roaming imposée par Bruxelles, le développement de France Télécom à l’international reste décevant.

Les volumes d’affaires sur les marchés à forte croissance sont insuffisants pour compenser les mauvais résultats sur les marchés plus matures, tels que la Pologne et l’Espagne, où le chiffre d’affaires contributif est à la baisse. Et il est nécessaire de fusionner Orange avec T-Mobile au Royaume Uni pour que l’opérateur mobile retrouve la place de leader qui était la sienne deux ans après son rachat par le groupe France Télécom.

Les taux de change n’expliquent pas tout. Dans un groupe qui réalise la moitié de son CA à l’étranger, la quasi absence de dirigeants étrangers, au Comex ou au Conseil d’administration, laisse perplexe. Est-il raisonnable que les dirigeants opérationnels français soient aussi en charge de pays aussi important que l’Espagne ou la Pologne ?

La France continue d’être la vache à lait du groupe, fournissant la principale contribution aux bénéfices, et plus de 56% de l’EBITDA du groupe.

Les dividendes promis sont supérieurs aux bénéfices !

Dans ce contexte récessif, France Télécom a néanmoins annoncé le maintien de la politique de dividende élevé : 1,40 euros par action pour 2009, soit le versement de 3,65 milliards d’euros aux actionnaires, alors que le résultat net part du Groupe en données publiées s’établit à 2,997 milliards d’euros et le résultat net consolidé n’est que de 3,47 milliards d’euros.

France Télécom va donc verser des dividendes supérieurs aux bénéfices. Ce que confirment bien les documents de référence[1], qui indiquent un résultat net par action de 1,13 €.

Cette décision choquante et surréaliste appelle plusieurs niveaux d’analyse.

Un dévoiement des règles du capitalisme, qui pour autant ne bénéficie pas au cours de l’action France Télécom.

La politique de dividendes élevés, selon la Direction financière, a pour objectif de soutenir le cours de l’action. Mais les investisseurs sont ingrats. Si France Télécom leur permet d’obtenir la meilleure rentabilité du CAC40 (entre 8,2 et 8,5% de rentabilité sur capitaux investis selon la période de référence prise en compte[2]), le cours de l’action a perdu plus de 30% en deux ans[3], alors que l’indice CAC40 a, sur la même période, gagné plus de 4%.

Il convient ici de rappeler deux règles clefs du capitalisme, de plus en plus souvent bafouées. D’abord, la source essentielle du gain pour l’actionnaire, c’est la croissance du cours de l’action – basé sur les perspectives de croissance de l’entreprise[4] – qui lui permet de réaliser une plus-value. Ensuite, selon les théories de la valeur actionnariale, « les actionnaires doivent obtenir un rendement supérieur à celui d’un rendement sans risque, puisqu’ils prennent précisément un risque »[5]. L’actionnaire est donc sensé être un partenaire de l’entreprise, qui gagne quand elle gagne, et perd quand elle perd.

Mais les dérives du capitalisme financiers sont telles qu’aujourd’hui, l’actionnaire capte toute la valeur, au-delà même de ce qui est engrangé par l’activité opérationnelle de l’entreprise, et qu’on lui garantit, via la politique de dividendes élevés, un rendement sans risque !

Une politique à contre-courant des leaders mondiaux des nouvelles technologies.

Si d’autres opérateurs, tels Deutsche Telekom ou Telefonica, « mettent un point d’honneur à distribuer des dividendes »[6], ce n’est pas le cas des leaders mondiaux des nouvelles technologies, avec lesquels France Télécom entend pourtant rivaliser ou s’allier.

On peut ainsi noter qu’Apple, dont les bénéfices atteignent cette année ceux de France Télécom, ne verse aucun dividende à ses actionnaires depuis 15 ans[7], préférant conserver ses fonds propres pour assurer à l’entreprise sécurité et flexibilité dans le financement de son expansion, selon les propres termes de Steve Jobs. Et l’équipementier a réussi à prendre une très belle place dans une activité d’intermédiation qui est restée longtemps l’apanage des opérateurs, en faisant par exemple de son App’Store la première plate-forme de téléchargement d’applications pour l’iPhone.

Google pour sa part n’a jamais versé le moindre dividende. Et si le moteur de recherche de France Télécom est totalement enfoncé par le leader mondial (1,5% de part de marché pour le moteur d’Orange en France en janvier 2010, 89% pour Google[8]), Google commence à investir dans les réseaux de fibre optique[9].

Même Thierry Breton, actuel PDG d’Atos Origin, qui fut l’instigateur de la politique actuelle de France Télécom et un  zélé défenseur de la valeur actionnariale, a décidé en 2008 qu’il n’y aurait «pas de dividendes pour les actionnaires d’Atos Origin[10] » compte tenu du contexte économique difficile.

Sans commentaire.

Une lourde hypothèque sur le futur de l’entreprise.

Le plus inquiétant pour nous, actionnaires salariés, c’est que le versement de ce dividende exorbitant va imposer soit une hausse de l’endettement, soit une baisse de l’investissement. Quelle que soit l’option choisie, cela obère les capacités de croissance de l’entreprise, au moment même du démarrage d’un nouveau cycle technologique.

Comme l’a souligné la CFE-CGC/UNSA dans un récent communiqué[11], les investissements nécessaires au raccordement de tous les foyers français en fibre optique, souhaité par l’actuel Président de la République, seront colossaux. Il serait donc logique que l’État permette aux opérateurs de conserver leur capacité d’investir pour les déployer.

La lecture attentive des résultats 2009 montre également que les coûts de déploiement des réseaux dans les marchés émergents augmentent. Le développement de l’opérateur sur ces nouveaux marchés est pourtant nécessaire pour alimenter la croissance organique à moyen terme.

Il est à craindre que France Télécom ne dispose pas des moyens suffisants pour faire d’Orange une grande marque mondiale. France Télécom sera-t-il relégué parmi les opérateurs locaux de second rang ? Ou, dans le cadre de la consolidation européenne qui se poursuit, deviendra-t-il une cible pour un opérateur plus puissant ?

Les salariés actionnaires ne sauraient se résoudre à un tel sort, alors que l’opérateur dispose encore de nombreux atouts pour redresser la barre, et reprendre sa place parmi les grands leaders des télécommunications.

L’ADEAS estime que la réduction des dividendes faciliterait un retour à la croissance des activités, qui permettrait de dépasser la crise sociale.

L’entreprise a besoin de toutes ses ressources, et notamment de fonds propres, pour lui permettre de développer en toute sécurité les nouvelles activités qui assureront sa pérennité parmi les grands opérateurs de télécommunications.

L’ADEAS souhaite que l’entreprise se dégage de l’aliénation aux dogmes des marchés financiers. Elle suggère au Conseil d’administration que le niveau des dividendes soit ramené à 0,50 € au lieu de 1,40 €, au bénéfice de l’investissement et du désendettement. En complément des fonds propres conservés dans l’entreprise pour faire face aux besoins d’investissement, cette baisse permettra une réduction des frais financiers de 150 millions d’euros par an. A titre d’exemple, 150 millions, c’est le coût annuel de 3 000 créations d’emplois nouveaux dans l’entreprise.

Elle demande aussi à l’État de prendre toutes ses responsabilités d’actionnaire principal. Rappelons qu’avec 27% du capital, l’État est le principal bénéficiaire de ces dividendes, mais aussi qu’il a tous les moyens d’infléchir cette politique irresponsable pour la pérennité de l’entreprise. Le gouvernement devrait également être cohérent dans sa politique : lui qui prône et pratique le désengagement de l’État au profit de l’initiative entrepreneuriale, ne doit-il pas laisser l’entreprise disposer de ses fonds propres plutôt que de les ponctionner pour renflouer ses caisses ?

La nouvelle direction opérationnelle a annoncé son souhait de dépasser la crise sociale en mobilisant les équipes autour d’un grand projet. Elle doit avoir les moyens de le mettre en œuvre.


[1] Comptes consolidés 2009 – page 6 – France Télécom – février 2010

[2] Les opérateurs télécoms mettent un point d’honneur à distribuer des dividendes – La Tribune – 27 février 2010 – France Télécom : un retard boursier à combler – Le Revenu – 8 février 2010

[3] Les deux années « record » pour le montant du dividende de l’action France Télécom, établi à 1,40 € pour les exercices 2008 et 2009.

[4] Doit-on regarder le dividende lors de l’achat d’une action ? – paperblog – 26 août 2009

[5] La valeur actionnariale et la crise – Sans rationalité et sans finalité – 27 février 2010

[6] La Tribune – op cit

[7] Les actionnaires d’Apple privés de dividendes – Le Monde – 26 février 2010

[8] Baromètre des moteurs – Janvier 2010 – AT Internet Institute

[9] États-Unis : Google va déployer son propre réseau fibre optique à très haut débit – ZDNet – 11 février 2010

[10] Pas de dividendes pour les actionnaires d’Atos Origin – JDN – 18 février 2009

[11] France Télécom investira 2 milliards d’euros dans la Fibre – CFE-CGC/UNSA – 12 février 2010

  • Télécharger le communiqué en pdf : Communiqué ADEAS – résultats 2009 et dividendes – 9 mars 2010
01 fév
2010

L’ADEAS se félicite de la nomination de Stéphane Richard et demande à Didier Lombard de renoncer à sa rémunération injustifiable.

par: Hélène Marcy et Sébastien Crozier - thème: Communiqué de presse - mots clefs: dirigeant > rémunération - 1 commentaire

Un désastre social

La politique de délocalisation (des centres d’appels), de sous-traitance (des interventions clients) et de précarisation (notamment des vendeurs en boutique) a détruit plus de 30 000 emplois en 5 ans chez France Télécom et pour la seule France : un véritable désastre social.

Les salariés ont besoin de se retrouver dans un vrai projet industriel, avec une nouvelle équipe de dirigeants à qui ils puissent redonner leur confiance. Le départ de Didier Lombard et l’arrivée de Stéphane Richard à la Direction Générale de France Télécom apparaissent comme une étape essentielle dans ce processus de reconstruction.

L’ADEAS se félicite de la prise de fonction d’un homme d’expérience soucieux de la dimension humaine d’une entreprise. Pour autant, l’ADEAS fera preuve de la plus extrême vigilance quant au projet proposé, et  veillera à ce qu’il associe étroitement le personnel, première valeur de l’entreprise, et avec près de deux milliards d’euros en actions, son deuxième actionnaire.

Un cours de l’action qui s’est effondrée de 30% en 5 ans.

La politique principalement financière menée par Didier Lombard n’a cependant pas bénéficié au cours de l’action France Télécom, qui s’est effondré de 30% entre son arrivée et son départ, passant  de plus de 24 euros à 17,80 €. Quel échec !

Seuls les dividendes servis, qui absorbent désormais la quasi-totalité du résultat, obérant d’autant les capacités d’investissement de l’entreprise, permettent de maintenir une rentabilité acceptable pour les actionnaires.

Une rémunération démesurée

A France Télécom la rémunération de Didier Lombard en 2009 a été de 1,655 million d’euros (900.000 € de fixe, 750.210 € de rémunération variable et 3.885 € de rémunération en nature), soit l’équivalent de la rémunération de Monsieur Proglio en tant que dirigeant d’EDF.

L’ADEAS rappelle que la double rémunération de Monsieur Proglio a provoqué beaucoup de bruit, alors que ce dernier n’a jamais démérité et que les syndicats lui avaient même manifesté leur soutien.

Monsieur Lombard bénéficie également d’une rémunération multiple : en 2008, selon Le Parisien, il a ainsi perçu :

  • 29.000 € de jetons de présence chez Thales,
  • 33.938 € de jetons de présence chez Thomson,
  • 98.250 € de jetons de présence au conseil de surveillance de ST Microelectronics,
  • 7.000 € de jetons de présence chez Radiall.

Mais dans son commentaire au Parisien, Didier Lombard explique « qu’il se consacre à 100% à son entreprise. Ses autres activités sont réservées aux week-ends et aux jours fériés. »

Monsieur Lombard va fêter son 68e anniversaire dans quelques jours, c’est un fonctionnaire à la retraite : il n’a donc nul besoin de telles rémunérations, d’autant moins alors que Stéphane Richard va prendre en main le pilotage opérationnel de France Télécom.

L’ADEAS demande donc expressément au Conseil d’Administration de réduire la rétribution de Monsieur Didier Lombard à un niveau décent.

20 jan
2010

Départ de Didier Lombard : l’espoir d’une ère nouvelle pour les salariés actionnaires de France Télécom

par: Hélène Marcy et Sébastien Crozier - thème: Communiqué de presse - mots clefs: Etat > stratégie - 2 commentaires

Monsieur Lombard a été le principal artisan d’une politique meurtrière, où les indicateurs du capitalisme financiers ont constitué les seuls outils de pilotage. L’ADEAS ne peut donc que saluer son départ, et s’oppose à ce qu’il reçoive quelque bonus ou prime exceptionnelle à cette occasion.

L’ADEAS souhaite que l’arrivée de Monsieur Richard voie l’avènement d’un nouveau projet industriel, et un changement en profondeur des méthodes de pilotage.

Des attentes fortes à l’égard d’une nouvelle Direction…

L’ADEAS demande à la nouvelle Direction de France Télécom de prendre la pleine mesure de ses responsabilités. Les salariés actionnaires attendent des gestes forts, qui permettent de tourner le dos à une logique de court terme, au profit d’un vrai projet industriel et collectif :

- La baisse immédiate du niveau des dividendes, qui saignent actuellement l’entreprise, au détriment de l’investissement et du désendettement.

- L’arrêt de la distribution de stock-options, qui a dévoyé le management de l’entreprise : les yeux rivés sur les cours de bourse, les plus hauts dirigeants en sont devenus incapables de piloter l’entreprise en tenant compte du facteur humain.

- L’arrêt d’une politique uniquement basée sur la réduction des coûts, où les personnels ne sont plus considérés que comme une charge, et qui abîme l’image de notre entreprise. Il faut au contraire permettre aux équipes de mettre en œuvre une offre de qualité, au bénéfice du service rendu à la clientèle.

- La reprise de l’investissement dans les réseaux du futur, tels la fibre, afin que l’entreprise reste au top niveau de la technologie et puisse préparer les services de demain qui assureront sa pérennité.

… mais aussi de l’État, actionnaire de l’entreprise et régulateur du marché

L’ADEAS demande également à l’État de prendre toutes ses responsabilités dans l’organisation d’un marché des télécommunications qui profite à l’intérêt national, et notamment de légiférer sans attendre pour :

- Interdire les délocalisations à tous les opérateurs exploitant des ressources appartenant au patrimoine national, telles que les fréquences radios mises en concession au travers des licences 3G, ou bénéficiant de subventions au titre du grand emprunt. Si une telle mesure s’applique à l’ensemble des opérateurs, il n’y aura pas distorsion de concurrence. Cela permettra en revanche de retrouver 15 à 20 000 emplois en France, particulièrement nécessaires en période de crise.

- Mettre en place un cadre réglementaire stable et réaliste pour l’accès à l’économie numérique de chacun dont le déploiement de la fibre, assurant aux entreprises qui prennent le risque d’investir qu’elles ne seront pas pénalisées. Il faut permettre à France Télécom de faire ce qu’il a fait pour le déploiement de l’ADSL, et calquer l’organisation du marché de la fibre optique sur un modèle similaire. Ce nouveau réseau doit se mettre en place pour plusieurs décennies, il sera une infrastructure essentielle pour l’économie française : il ne doit donc pas être considéré comme le terrain d’expérimentation de modèles hasardeux.

- Légiférer pour interdire les attributions de stock-options, qui constituent aujourd’hui une part disproportionnée dans les revenus des dirigeants d’entreprises, et qui peuvent s’avérer aussi toxiques que les bonus des traders pour la pérennité des entreprises.

L’ADEAS milite pour un capitalisme à visage humain, où les bénéfices sont véritablement partagés entre les salariés et les actionnaires, où la stratégie industrielle garantissant la pérennité de l’entreprise prend le pas sur les stratégies financières de court terme.

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