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Archive pour avril, 2010

30 avr
2010

Epargne & Actionnariat Salariés : la lettre du 1er quadrimestre 2010

par: Hélène Marcy et Sébastien Crozier - thème: Lettre d'information,Nos analyses - mots clefs: actionnariat salarié > intéressement > international > participation > perco > stratégie - 0 commentaire

Au sommaire de ce numéro

Les analyses de l’ADEAS sur :

  • La stratégie financière de France Télécom
  • Les opérations dans les marchés émergents
  • L’avenant Perco et les nouvelles modalités d’abondement
  • La participation et l’intéressement

Télécharger la lettre en format pdf : Epargne et actionnariat salariés_Q1 2010

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29 avr
2010

Résultats T1 2010 : Contrairement à l’international, la France résiste. La régulation et les taxes plombent le développement.

par: Hélène Marcy et Sébastien Crozier - thème: Nos analyses - mots clefs: dividendes > Etat > Europe > international > régulation > résultats > stratégie - 0 commentaire

Les résultats du 1er trimestre n’incitent pas à l’optimisme :

  • le Chiffre d’Affaires est en baisse, en Europe et sur l’activité Entreprises ;
  • la France pèse de plus en plus lourd dans le CA d’un Groupe pourtant à vocation internationale ;
  • la profitabilité est affectée par les effets de la régulation et les taxes, toujours plus nombreuses, tandis que l’intensification de la concurrence alourdit les frais commerciaux ;
  • les investissements sont retardés, ce qui affectera le dynamisme de l’activité dans les mois à venir.

Par effet mécanique, l’endettement du Groupe repart à la hausse.

Le montant des dividendes qui restent à verser au titre de l’exercice 2009, et qui contribuent à cet endettement, n’en est que plus scandaleux et incompréhensible. Dans la conjoncture économique actuelle, le Groupe France Télécom a au contraire besoin de toutes ses ressources pour assurer sa pérennité et son déploiement sur de nouveaux marchés. C’est pourquoi nous réitérons notre demande de baisse des dividendes.

Un recul inquiétant en Europe et sur l’activité Entreprises

Hors la France qui se maintient, force est de constater que la stratégie internationale est en échec dans la plupart des pays d’Europe.

En Espagne, le nombre de clients mobiles est en baisse, et aucun client n’a été gagné sur le haut débit ADSL au premier trimestre, après une baisse continue durant l’année 2009. La difficulté de la marque Orange à s’implanter sur le marché espagnol pose une nouvelle fois la question des modalités d’achat d’Amena, dont le prix exorbitant n’est certainement pas amorti par les résultats d’activité.

Au Royaume Uni, Orange est sans doute le seul opérateur à continuer de perdre des clients ADSL, et la revente des infrastructures à BT signe la fin des ambitions du Groupe dans le haut débit. Mais Orange perd également des clients mobiles. Quelle sera la stratégie de marque après le rapprochement avec T-Mobile ? La belle marque Orange pourrait-elle disparaître du paysage britannique ?

En Pologne, l’activité mobile se redresse, mais la base client ADSL continue de décroître. Et comme dans tous les autres pays d’Europe, France comprise, l’ARPU baisse. Sans doute en lien avec la conjoncture économique qui affecte le pouvoir d’achat des clients.

Le recul de l’activité Entreprises est également inquiétant. Le lien avec la conjoncture économique est là aussi évident, et la décroissance des activités traditionnelles a été anticipée de longue date. Après une bonne performance en 2009, on peut cependant s’interroger sur la capacité à s’implanter durablement dans les nouveaux services à valeur ajoutée, qui sont pourtant au cœur des ambitions d’Orange Business Services.

Les marchés émergents pèsent encore un poids marginal dans l’activité du Groupe

Si la croissance est dynamique en pourcentage, les volumes d’activité concernés restent modestes. Le faible niveau d’ARPU, alors qu’il est nécessaire d’investir de manière continue dans le déploiement des réseaux, rend la rentabilité incertaine… sans même parler de l’instabilité économique et politique de ces marchés, qui rend le pilotage d’autant plus délicat.

Quelle sera l’issue des « discussions amicales » ouvertes avec le gouvernement local, alors que l’exploitation opérationnelle de l’ex opérateur historique Telkom Kenya laisse apparaître de fortes distorsions entre les actifs présentés lors du rachat et la réalité concrète ?

En Égypte, si l’on peut se féliciter que le conflit avec Orascom Telecom soit enfin résolu, l’accord sera coûteux, et on ne sait pas encore s’il permettra à la marque Orange de s’afficher enfin sur les rives du Nil.

La profitabilité et le développement sont affectés par la régulation et les taxes

Sur l’année 2010, l’impact négatif de la régulation sera d’environ 1 milliard d’euros sur le Chiffre d’Affaires du Groupe. En France notamment, l’État semble avoir identifié une nouvelle « vache à lait » chez les opérateurs de télécommunications. Les nouvelles taxes coûtent 28 millions d’euros sur le seul premier trimestre, et de nouveaux projets sont à l’étude pour alourdir encore la note des opérateurs.

Dans le même temps, l’intensification de la concurrence, voulue par les régulateurs nationaux et européens, alourdit les frais commerciaux, quand elle n’empêche pas tout simplement le développement de l’activité.

En tant qu’opérateur historique, France Télécom est en effet régulièrement freiné. Il ne peut pas fixer librement tous ses tarifs, en particulier dans le domaine du fixe et de l’Internet, où il se retrouve régulièrement obligé de vendre plus cher qu’il ne le souhaiterait. Les effets en deviennent de plus en plus sensibles, notamment sur les acquisitions de clients haut débit fixe.

Et sous prétexte de ne pas obliger ses concurrents à investir dans de nouveaux équipements, il ne peut pas déployer son plan d’augmentation des débits ADSL dans les zones peu denses. C’est pourtant un enjeu réel d’aménagement du territoire, alors que la Fibre ne pourra peut être jamais s’y implanter faute de rentabilité.

Le niveau exorbitant des dividendes est un boulet financier injustifiable

Alors que France Télécom doit simultanément faire face aux impacts de la conjoncture économique, d’une régulation et de nouvelles taxes qui pèse sur sa profitabilité, et d’investissements nouveaux (la Fibre en France et les réseaux mobiles partout dans le monde), le niveau des dividendes versés aux actionnaires apparaît aujourd’hui d’autant plus scandaleux.

Rappelons qu’avec un dividende à 1,40 € par action, France Télécom distribuera au titre de 2009 plus que ses bénéfices consolidés : 3,65 milliards d’euros pour les actionnaires, alors que le résultat net consolidé n’est que de 3,47 milliards d’euros.

Rappelons également que la crise financière, qui se traduit aujourd’hui par un ralentissement de l’activité économique, est bien le fait des marchés financiers. Comment justifier qu’on continue de leur servir un tel niveau de dividende dans un tel contexte ?

Comment, en assumant la charge d’un tel dividende, l’entreprise pourra-t-elle à la fois faire face à ses investissements, aux acquisitions (même « sélectives ») annoncées pour renforcer ses positions internationales, et poursuivre la réduction de la dette ?

Depuis plusieurs mois, nous demandons au Conseil d’administration et aux actionnaires la baisse immédiate du niveau des dividendes (à 0,5 euros au lieu de 1,40), qui saignent actuellement l’entreprise, au détriment de l’investissement et du désendettement.

L’État, qui en touchera 27% en tant qu’actionnaire principal (devant les salariés qui détiennent 4% du capital), ne devrait-il pas se montrer raisonnable et diminuer ses exigences en la matière, alors même qu’il bénéficie des nouvelles taxes, et qu’il va toucher les pénalités infligées à France Télécom au titre de la taxe professionnelle antérieure à 2003, soit plus d’1 milliard d’euros ?

20 avr
2010

Optimisez votre Intéressement FTSA et bénéficiez de l’augmentation de l’abondement Perco

par: Hélène Marcy et Dominique Kirsner - thème: En pratique - mots clefs: abondement > actionnariat salarié > intéressement > perco - 0 commentaire

Si vous travaillez à FTSA, vous venez de recevoir un mail d’information de Creelia concernant le versement de l’intéressement 2009.

Vous avez jusqu’au 29 avril 2010 pour choisir

Voici un récapitulatif des possibilités qui s’offrent à vous pour utiliser cet intéressement :

paiement immédiat versement
dans le PEG
versement
dans le PERCO
période de choix

choix par défaut si vous ne faites rien

16 au 29 avril 2010

16 au 29 avril 2010

disponibilité

avec la
paie de mai

dans 5 ans

à la retraite

abondement de l’entreprise

non

oui, jusqu’à 310 €

pour les placements dans le fonds France Télécom Actions

(voir explications ci-dessous)

oui, jusqu’à 700 €

(voir explications ci-dessous)

impôts sur le revenu

oui

non

non

prélèvements sociaux sur les plus-values à la sortie des fonds

-

oui

oui

L’abondement Perco augmente

Grâce à l’avenant de l’accord sur le PERCO, signé par 4 organisations syndicales dont la CFE-CGC/UNSA, et la Direction de l’entreprise, l’abondement maximal de vos versements dans le PERCO passe de 450 à 700 euros bruts annuels. Cet abondement est versé en fonction de votre investissement dans le PERCO. Pour 2010 :

  • abondement de 200% des 200 premiers euros,
    soit de 0 à 400 € d’abondement annuel
  • abondement de 100% des 201 à 300 euros suivants,
    soit de 0 à 100 € d’abondement annuel
  • abondement de 50% des 301 à 700 euros suivants,
    soit de 0 à 200 € d’abondement annuel

soit un abondement annuel brut maximum de 700 € pour un versement total au moins égal à 700 €, en un ou plusieurs versements dans l’année.

A savoir :

  • Si vous avez versé tout ou partie de votre intéressement dans le PERCO, l’abondement sera complété pour correspondre aux nouvelles dispositions de l’accord, signé le 14 avril. Ce complément sera investi le 20 avril et visible sur votre compte à compter du 27 avril 2010 sur le site https://www.amundi-ee.com/.

Les placements dans le PEG sont abondés

Le placement de l’intéressement dans le fonds France Télécom Actions permet également de bénéficier d’un abondement maximum de 310 euros pour 780 euros versés :

  • abondement de 50% pour les 460 premiers euros versés,
    soit de 0 à 230 euros d’abondement.
  • abondement de 25 % pour les 320 euros suivants,
    soit jusqu’à 80 euros supplémentaires d’abondement.

A savoir :

  • Vos versements volontaires, réguliers ou exceptionnels, sont également éligibles à l’abondement, dans la limite de 310 euros par an pour 780 euros versés dans le fonds France Télécom Actions.

En revanche, ne sont pas abondés :

  • les versements sur les autres fonds du PEG (Dynamis, Evolutis, Equilibris)
  • les sommes issues de la participation
  • les avoirs arbitrés d’un fonds sur un autre

L’abondement du PEG est indépendant de celui du PERCO. Un salarié peut cumuler les deux abondements s’il verse sur les deux dispositifs d’épargne entreprise.

Bénéficiez des abondements et exonérations d’impôts
tout en dégageant du numéraire si vous en avez besoin

  • Si vous avez besoin de cet argent tout de suite et ne souhaitez pas mettre d’argent dans le PEG, avant d’opter pour le versement en numéraire (assujetti à l’impôt sur le revenu),  nous vous proposons de vérifier d’abord vos avoirs dans le PEG, et de vérifier leur date de disponibilité (cliquez « toute votre épargne », « date de disponibilité »).Si vous avez des fonds disponibles, il peut être judicieux de toucher immédiatement des parts de PEG disponibles, nettes d’impôts,  tout en plaçant tout ou partie de l’intéressement dans le PEG, pour bénéficier de l’exonération d’impôt et de l’abondement.
  • Enfin, n’oubliez pas que l’argent placé dans le FCPE France Telecom Actions Part D vous permet de toucher sur votre compte courant dès juin 2010, 0,80€ par action placée dans le PEG.

Comment a été calculé votre intéressement

Le montant de votre intéressement a été calculé avec la formule suivante, conformément à l’accord d’intéressement 2009-2011 (texte de l’accord FTSA) :

I = 4,72% * (Ri/2 + K*K’ * 37788/2)*(360*K-a)/(360*K)

  • 4,72% est le pourcentage défini au titre des objectifs atteints
  • Ri est votre revenu brut annuel (principalement SGB + Part variable) hors primes exceptionnelles. Ce montant n’est pas fourni par FT et doit être calculé en faisant la somme des 12 fiches de paye.
  • K’ concerne les salariés en temps partiel ou en CFC, et représente la quotité de travail payée, en % du temps plein (50% si vous travaillez à mi-temps, 70% pour les CFC)
  • a est le nombre de jours d’absence
  • K est le coefficient de présente dans l’entreprise pour les personnes qui n’étaient pas salariées toute l’année

Si vous ne trouvez pas le même chiffre que FT, n’hésitez pas à demander une explication en détaillant votre calcul et en demandant la valeur des coefficients utilisés par FT. Avant de réclamer, vérifiez les exceptions figurant dans l’accord d’intéressement.

14 avr
2010

La Fédération européenne de l’actionnariat salarié parle de nous… mais pas seulement !

par: Hélène Marcy et Sébastien Crozier - thème: Liens utiles,Revue de Presse - mots clefs: actionnariat salarié > Europe > international > sources - 0 commentaire

La sélection presse des « 50 articles remarquables » du mois de mars met en évidence la reprise de notre communiqué par Le Monde Informatique du 19 mars 2010 : « Des actionnaires-salariés dénoncent un dividende trop élevé chez France Télécom« .

La FEAS propose sur son site un certain nombre d’informations, études et outils intéressant les salariés actionnaires, et une newsletter mensuelle à laquelle on peut s’abonner par mail.

Nous signalerons au fil du temps les informations intéressantes qui y paraissent. D’ici là, n’hésitez pas à nous faire part des articles intéressants que vous aurez repérés en allant le découvrir, afin de les partager avec tous nos lecteurs.

07 avr
2010

Participation et intéressement : illusions et mirages !

par: Sébastien Crozier - thème: Nos analyses - mots clefs: dividendes > intéressement > participation - 0 commentaire

Intéressement et participation en baisse globale…

Une nouvelle fois, le montant de la participation est en baisse :

  • 345 M€ en 2008,
  • 307 M€ en 2009,
  • 271 M€ en 2010.

Les personnels filiales sont lourdement pénalisés par cette baisse (en moyenne 2 400 € par personne, soit -20% par rapport à 2008).

Pour les salariés de France Télécom SA, cette nouvelle baisse est n’est même pas compensée par une augmentation de l’intéressement : 175 M€ en 2010 (soit 1 600 € en moyenne) contre 153 M€ en 2009 (mais 195 M€ en 2008). Le mode de calcul, complexe, intègre le salaire brut individuel et le temps de présence. Il fait que seuls les cadres subiront la baisse globale.

La Direction va annoncer l’augmentation de quelques euros du montant de l’intéressement exceptionnel (4 € de plus par mois et par personne) ou du montant de l’abondement PERCO (100 €, perçus par moins d’un salarié sur 4). Ces attributions sont les mêmes pour tous.

… pendant que les dividendes dépassent le bénéfice annuel !

Si le dividende par action est toujours à 1,4 €, le nombre d’actions ayant sensiblement augmenté d’une année sur l’autre, le dividende global versé aux actionnaires progresse. Pire encore, sous la houlette du Président Lombard, le Conseil d’Administration a décidé de saigner l’entreprise en versant un dividende supérieur (3,7 M€) aux bénéfices (3 M€).

Participation et intéressement étaient pour le Général de Gaulle des outils de partage de la richesse produite par une entreprise entre ses actionnaires et ses salariés. Aujourd’hui ce ne sont plus qu’illusions et mirages.

Nous reviendrons sur l’ensemble de ces points dans notre prochaine lettre sur l’Épargne et l’Actionnariat des Salariés.

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