«Nous allons juger Stéphane Richard sur ses actes»
La Croix du 2 février 2010 se fait l’écho de notre communiqué du 1er février sur la question des rémunérations de Didier Lombard :
La CGC et l’Association des salariés actionnaires (Adeas) ont d’ailleurs demandé à ce que la rémunération de Didier Lombard soit réduite à un « niveau décent ». L’an dernier, il a perçu 1,655 million d’euros, soit autant que ce que devrait toucher Henri Proglio à EDF. La décision sera prise par le conseil d’administration, prévu le 24 février.
Depuis son arrivée, Stéphane Richard n’a cessé de se démarquer de Didier Lombard. Il a d’abord repris en main la gestion des ressources humaines, en abandonnant la politique de mobilité forcée, présentée comme à l’origine de tous les maux. Un questionnaire a été adressé à l’ensemble des salariés et il s’est dit prêt aussi à revoir les pratiques en matière de sous-traitance.
« Nous avons été agréablement surpris par Stéphane Richard. Maintenant nous allons le juger sur ses actes », affirme Sébastien Crozier, élu CGC au comité d’entreprise.
Eco89 en parle aussi, ce qui a fait réagir la Direction de France Télécom :
Un porte-parole de France Télécom nous a contacté pour souligner qu’aucune décision n’avait été prise sur la rémunération de Didier Lombard, et que cette décision reviendrait aux administrateurs membres du Comité de rémunération.
Nous espérons donc que ce Comité se montrera réaliste sur le niveau de rémunération correspondant aux nouvelles missions de Didier Lombard, et conscient de la valeur symbolique de cette rémunération, tant pour l’image de France Télécom auprès du grand public, que pour les personnels de l’entreprise qui ont eu à souffrir directement d’un mode de pilotage qui les a méprisés.

